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Doctrine de la Foi : Mgr Viganò excommunié pour «schisme»

« Reconnu coupable du délit réservé de schisme », Mgr Carlo Maria Viganò, 83 ans, ancien nonce apostolique aux États-Unis (2011-2016), a été excommunié lors de la réunion du Congrès du dicastère pour la Doctrine de la Foi, indique un communiqué publié ce vendredi 5 juillet 2024. Il s’agit d’une décision « rare dans l’histoire contemporaine de l’Église, surtout pour un évêque », indique La Croix.

La réunion a eu lieu le 4 juillet et elle a conclu « la procédure pénale extrajudiciaire (canon 1720 CIC) contre Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque titulaire d’Ulpiana ». Le Dicastère a déclaré « l’excommunication latae sentencentiae » en se basant sur le canon 1364 § 1 du Code du Droit Canon (CIC).

Les « déclarations publiques » de Mgr Viganò « manifestant son refus de reconnaître et de se soumettre au souverain pontife, son rejet de la communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis, ainsi que son rejet de la légitimité et de l’autorité magistérielle du Concile Vatican II, sont bien connus », lit-on dans le communiqué. «Au terme de la procédure pénale, le très révérend Carlo Maria Viganò a été reconnu coupable du délit réservé de schisme».

Vatican News rappelle qu’« il est interdit à la personne excommuniée de célébrer la messe et les autres sacrements, de recevoir les sacrements, d’administrer les sacrements et de célébrer les autres cérémonies du culte liturgique, de prendre une part active aux célébrations susmentionnées, d’exercer des responsabilités, des ministères ou des fonctions ecclésiastiques et d’accomplir des actes de gouvernement ». « L’excommunication, lit-on, est une forme de peine médicinale qui invite à la repentance et laisse toujours possible le retour à la pleine communion. »

Le virulent critique du pape François, Mgr Viganò a été « en rupture totale avec Rome depuis des années et porte-parole de théories complotistes », indique La Croix. « Je répudie, rejette et condamne les scandales, les erreurs et les hérésies de Jorge Mario Bergoglio (le pape François – ndlr), qui a une gestion du pouvoir absolument tyrannique », avait-il dit à la fin du mois de juin.

Photo : Carlo Maria Viganò, Patrick Semansky/AP/SIPA

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