Photo: © sarahschlitz.be; Jessika Soors
La Fondation Dignity, créée en 2012 par les évêques et supérieurs religieux de Belgique, a nommé Jessika Soors, 36 ans, coordinatrice nationale dans la lutte contre les abus sexuels au sein de l’Église catholique, indique un communiqué de la Conférence épiscopale de Belgique ce mercredi 26 février 2025.
La nouvelle coordinatrice « coordonnera et mettra en œuvre de manière indépendante la politique de l’Église catholique en la matière ». Soors coordonnera également « la mise en œuvre du plan d’action en matière d’abus sexuels et recherchera la collaboration avec le gouvernement et d’autres partenaires de la société civile concernés ». Elle « sera le point de contact pour ce plan d’action », précise le communiqué. Afin que la lutte contre les abus sexuels se rapproche « de la société et des besoins des victimes », « un groupe consultatif des victimes sera également mis sur pied ».
Ancienne députée fédérale à la Chambre des représentants et ancienne directrice politique et porte-parole du cabinet de la secrétaire d’État, Jessika Soors prendra ses fonctions le 10 mars prochain.
Elle explique que son « ambition est de mettre en œuvre une approche multidisciplinaire qui réponde aux besoins des victimes ». « Nous mènerons cette politique de manière proactive, en accord avec la société, le gouvernement et la société civile, affirme la coordinatrice. Je suis consciente que la tâche n’est pas facile. En m’appuyant sur l’expérience que j’ai acquise lors de la résolution de questions complexes, comme la radicalisation et la reconnaissance des communautés religieuses locales, j’essaierai d’apporter une contribution positive dans ce rôle également.”
Pour Mgr Luc Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles et évêque référendaire pour les abus sexuels dans les relations pastorales, « le coordinateur national sera une figure clé de notre plan d’action renouvelé dans la lutte contre les abus sexuels dans les relations pastorales ». Il est « convaincu que Jessika Soors sera à la hauteur des tâches importantes qui l’attendent et qu’elle continuera à développer notre politique de tolérance zéro, en collaboration avec les survivants, le gouvernement et les autres partenaires sociaux concernés ».








