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Après une après-midi difficile, le pape n’est toujours pas hors de danger

Photo: Facebook de la polyclinique Agostino Gemelli

Anita Bourdin

La nuit s’était bien passée et la matinée aussi, mais le pape François a vécu une crise respiratoire difficile dans l’après-midi de ce vendredi 28 février 2025, a révélé le point du soir du Vatican, alors que le pape est hospitalisé pour une pneumonie bilatérale depuis le 14 février dans un appartement médicalisé et sécurisé au 10e étage de l’hôpital Agostino Gemelli de Rome.

Le communiqué du matin, vers 8h13, en italien, était rassurant : « Comme ces derniers jours, la nuit s’est passée tranquillement et maintenant le pape se repose. »

Ce vendredi matin, comme les jours précédents, le pape s’est ensuite soumis à des séances de « kinésithérapie respiratoire » alternant avec des temps de « prière », et il a reçu « l’Eucharistie » dans la chapelle de cet appartement.

Mais « en début d’après-midi », vers 14h, le pape a fait une « crise » de « spasmes bronchiques » qui a provoqué un « vomissement », lequel, une fois « inhalé » a « immédiatement provoqué une aggravation du cadre respiratoire ».

Le pape a été rapidement secouru et soumis à une « aspiration bronchique » et il a commencé une assistance respiratoire « mécanique non invasive » avec de « bons résultats ».

Le communiqué précise que pendant tous ces soins, le pape François est demeuré éveillé et conscient, et qu’« il a collaboré aux manipulations thérapeutiques ».

Étant donné cette alarme, « le pronostic permanent reste encore réservé », estime le Vatican.

Pour évaluer comment cette crise a pu modifier le cadre clinique, et donc voir s’il s’agit d’une “aggravation” ou d’un épisode surmonté, il faudra 24 ou 48h, estiment les mêmes sources vaticanes.

Mais avec la ventilation mécanique les « échanges gazeux sont revenus au niveau d’avant la crise » : le pape porte en effet maintenant en permanence un masque qui couvre la bouche et le nez et mélange l’air ambiant et l’oxygène.

Le cadre clinique restant « complexe », le pape François n’est pas « hors de danger », comme les médecins le disaient déjà le 21 février dernier.

Pendant ce temps, une « quantité énorme de messages, de lettres, de dessins, de prières » continue d’arriver au Saint-Père « de toutes les régions du monde ».

Et, ce vendredi soir, pour la quatrième soirée consécutive, la prière du chapelet pour le pape François a eu lieu à 21h, Place Saint-Pierre, sous la présidence, cette fois, du cardinal argentin Victor Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi. Il a souligné que le pape souhaitait que l’on prie en même temps pour tous les souffrants, pas seulement pour lui.

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