Photo: Facebook de Mennonite World Conference
Le pape Léon XIV souhaite que les catholiques et les mennonites prennent conscience de « la nécessité » « de tout mettre en œuvre pour vivre le commandement de l’amour, l’appel à l’unité chrétienne et le mandat de servir les autres » : c’est ce qu’il écrit dans un Message aux participants à la commémoration des 500 ans du mouvement anabaptiste.
Réunis ce jeudi 29 mai 2025 à Zurich, en Suisse, les anabaptistes célèbrent la naissance de leur mouvement au cours d’un événement intitulé « Le courage d’aimer: Anabaptism@500 ». Le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, a participé aux célébrations.
Dans son message, le pape Léon note que la devise du rassemblement – Le courage d’aimer – « souligne également la nécessité d’une réflexion honnête et bienveillante sur notre histoire commune, marquée par des blessures et des récits douloureux qui affectent les relations et les perceptions catholiques-mennonites jusqu’à aujourd’hui ».
Le pape souligne l’importance de « cette purification des mémoires et cette relecture commune de l’histoire, qui nous permettent de guérir les blessures du passé et de construire un avenir nouveau grâce au ‘courage d’aimer’ ». « De plus, c’est seulement ainsi que le dialogue théologique et pastoral peut porter des fruits, des fruits durables (cf. Jn 15, 16) », ajoute-t-il.
Le pape Léon insiste sur « la nécessité de l’unité », citant les paroles du Christ : « C’est précisément dans des moments particuliers d’épreuve que le Christ a révélé la volonté du Père : c’est, interpellé par les pharisiens, qu’il nous a enseigné que les deux plus grands commandements sont d’aimer Dieu et son prochain (cf. Mt 22, 34-40). C’est à la veille de sa Passion qu’il a parlé de la nécessité de l’unité, ‘afin que tous soient un… afin que le monde croie’ (Jn 17, 21). »
Membre de l’ordre des Augustins, le pape cite les paroles de l’évêque de Hippo précisant que son « souhait » est que « chacun de nous » puisse les dire avec le saint : « Mon espérance est exclusivement en ta très grande miséricorde. Accorde ce que tu commandes, et ordonne ce que tu veux » (saint Augustin, Confessions, X, 29, 40).








