Photo : © Vatican Media; le 19 mai 2025; le pape Léon XIV rencontre le vice-président américain J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio avec leurs épouses
Anita Bourdin
Contribuer à « mettre fin aux massacres en Ukraine et au Moyen-Orient », promouvoir « le respect du droit humanitaire et international » et « la liberté religieuse »: autant de sujets à l’ordre du jour des entretiens de M. Vance et de M. Rubio au Vatican.
Le pape Léon XIV a reçu en audience privée, lundi 19 mai 2025, le vice-président américain J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, qui avaient assisté à la messe d’investiture de son pontificat la veille, dimanche, 18 mai.
Selon le Bureau de presse du Saint-Siège, « le pape Léon XIV a rencontré le vice-président des États-Unis d’Amérique, James David Vance, lundi matin ».
Mme Usha Vance, son épouse, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et son épouse, Jeanette Rubio, ont également participé à l’audience. Car le pape a également tenu des réunions élargies avec le vice-président, le secrétaire d’État Marco Rubio et la délégation américaine.
Ils avaient eu l’occasion de saluer une première fois le pape Léon XIV à l’issue de la messe d’inauguration du pontificat, dans la basilique Saint-Pierre, dimanche. Le vice-président et le secrétaire d’État américains ont en effet représenté les États-Unis à la messe d’inauguration du ministère pétrinien du pape Léon XIV.
Toujours selon le Vatican, « le respect du droit humanitaire et international a été évoqué lors de la rencontre entre le pape et le numéro deux de la Maison-Blanche. J. D. Vance s’est également entretenu avec Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États et les organisations internationales ».
Lors de l’entretien « cordial, à la Secrétairerie d’État, M. Vance et Mgr Gallagher ont réaffirmé les bonnes relations bilatérales entre le Saint-Siège et les États-Unis. Ils ont également discuté de la collaboration entre l’Église et le gouvernement américain, ainsi que de plusieurs questions d’une importance particulière pour la vie ecclésiale et la liberté religieuse ».
« Parmi les sujets abordés figuraient également l’actualité internationale avec l’espérance que le droit humanitaire et le droit international soient respectés dans les zones de conflit » et qu’une « solution négociée entre les parties impliquées » soit trouvée.
Le compte X de la Maison Blanche a repris, le 19 mai, les mêmes termes que le Vatican: « le vice-président et l’archevêque Gallagher ont discuté de la liberté religieuse, de la persécution des chrétiens dans le monde et de l’engagement commun du président Trump et du pape Léon XIV à mettre fin aux massacres en Ukraine et au Moyen-Orient ».
Le vice-président J. D. Vance avait déjà rencontré en privé le cardinal Robert Francis Prevost, son compatriote, le 20 avril à la résidence Sainte-Marthe: il avait échangé leurs vœux de Pâques.
Auparavant, il avait rencontré le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, et déjà, ils avaient mentionné « l’engagement commun en faveur de la protection du droit à la liberté religieuse ». Les échanges avaient également porté sur « la situation internationale ». Le Département d’État américain précise sur X que « @SecRubio a eu l’honneur de visiter le Vatican et d’assister à la messe inaugurale de Sa Sainteté le pape Léon XIV sur la place Saint-Pierre. Alors que le premier pontife américain entame son ministère sacré, le Secrétaire se réjouit de poursuivre cette collaboration. »
Marco Rubio lui-même exprime son admiration, toujours sur X: « Cela a été un honneur de visiter la Cité du Vatican avant la messe inaugurale de @Pontifex. La majesté et l’histoire du Saint-Siège est vraiment remarquable. »
L’ambassade des États-Unis près le Saint-Siège s’exclame sur le même réseau: « Quelle semaine historique! »
L’ambassade rappelle qu’avant la messe de dimanche, Marco Rubio avait rencontré déjà le cardinal Parolin, l’archevêque Paul Richard Gallagher, et le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne et président de la Conférence épiscopale italienne, et membre de Sant’Egidio, et l’ambassade précise: « Les États-Unis apprécient leur partenariat avec le Saint-Siège et travaillent pour faire progresser la liberté religieuse dans le monde et faire cesser la guerre Russie-Ukraine. »








