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Un nouveau « Docteur de l’Église »: John Henry Newman

Photo : © Association francophone des Amis de Newman 2025

Anita Bourdin

Le saint cardinal britannique John Henry Newman (1801-1890) sera prochainement proclamé « docteur de l’Église » par le pape Léon XIV, a annoncé le Saint-Siège le 31 juillet 2025.

C’est la première fois qu’un saint anglais, issu de l’anglicanisme, est proclamé « docteur de l’Église ». La date de la proclamation solennelle pourrait être le 9 octobre, jour de la fête liturgique de saint Henry Newman. Les « docteurs » seront alors au nombre de 38, dont 4 femmes.

En conférant ce titre, le pape Léon XIV, semble mettre ses pas dans ceux de ses prédécesseurs Léon XIII – qui l’avait créé cardinal -, Jean-Paul II – qui l’a déclaré « vénérable » en 1991 -, et dans ceux de Benoît XVI – qui l’a béatifié en Angleterre en 2010 -, et du pape François – qui l’a canonisé en 2019.

Le pape Léon XIV a en effet reçu en audience le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le 31 juillet, au Vatican, indique le communiqué du Saint-Siège qui ajoute: « Le pape a confirmé l’avis favorable émis par la Session plénière des cardinaux et évêques, membres du Dicastère pour les Causes des Saints, concernant le titre de Docteur de l’Église universelle qui sera prochainement conféré à saint John Henry Newman, cardinal de la Sainte Église romaine, fondateur de l’Oratoire de saint Philippe Néri en Angleterre, né à Londres (Royaume-Uni) le 21 février 1801 et mort à Edgbaston (Royaume-Uni) le 11 août 1890. »

Né à Londres le 21 février 1801 dans une famille anglicane, John Henry Newman fut d’abord un pasteur anglican, professeur à Oxford et chef de file du « Mouvement d’Oxford ». Son cheminement intérieur, spéitrituel et intellectuel, le conduit à embrasser la foi catholique en 1845.
Il est ordonné prêtre catholique en 1847 et il fonde l’Oratoire, placé sous le patronage du saint italien Philippe Néri.
En 1879, le pape Léon XIII le crée cardinal. Il s’éteint à Edgbaston le 11 août 1890. Son oeuvre est considérable, dont son Apologie (Apologia pro vita sua), son travail sur l’Université (The Idea of a University) ou encore la Grammaire de l’Assentiment (Grammar of Assent).

« John Henry Newman est un saint, un écrivain et un penseur qui a marqué l’histoire du christianisme au XIXe siècle. Il a contribué au renouveau de la théologie catholique, à la fondation de l’éducation supérieure en Irlande, et à la promotion du dialogue œcuménique entre les différentes confessions chrétiennes. Il est considéré comme l’un des plus grands maîtres spirituels de son temps et comme un précurseur du concile Vatican II « , indique l’Association des Amis de Newman (https://www.amisdenewman.fr/fr/association-francophone-des-amis-de-newman, [email protected]).

Créée en 1982, cette association « a pour but de mieux faire connaître la pensée et l’œuvre de Newman dans les pays de langue française, à travers traductions, études et autres activités. Elle est ouverte à tous ceux qui s’intéressent à Newman – universitaires, étudiants, laïcs, prêtres, religieux/ses, spécialistes ou amateurs – et qui désirent soit participer à ce travail de diffusion de sa pensée et de son œuvre, soit simplement mieux le connaître. Parmi d’autres activités, elle édite une revue, les Études Newmaniennes, dans laquelle sont publiés les actes de ces colloques et d’autres études et documents. La revue est adressée gratuitement à tous les membres de l’Association. »

Les « docteurs de l’Église » sont « des théologiens auxquels elle reconnaît une autorité particulière de témoins de la doctrine, en raison de la sûreté de leur pensée, de la sainteté de leur vie, de l’importance de leur œuvre », rappelle pour sa part la Conférence des évêques de France (CEF).

Les « docteurs de l’Église », hommes et femmes, sont soit formellement canonisés, soit considérés comme saints. Quatre femmes ont été proclamées docteurs de l’Église dans le sillage du concile œcuménique Vatican II :
-par Paul VI: Thérèse d’Avila (Espagne, carmel) et Catherine de Sienne (Italie, famille dominicaine),
-par Jean-Paul II: Thérèse de Lisieux (France, carmel)
-et par Benoît XVI: Hildegarde de Bingen (Allemagne, bénédictine)

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