Light
Dark

Lefebvristes : « Le temps qui nous sépare du 1er juillet est celui de la prière »

Photo : © Vatican Media; Dicastère pour la Doctrine de la foi

Gabriel Klum

« Le temps qui nous sépare du 1er juillet est celui de la prière », écrit l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité sacerdotale saint Pie X (FSSPX), – non rattachée à l’Église catholique -, au cardinal Victor Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, dans une lettre en date du 18 février 2026.

C’était une réponse attendue après la rencontre, au Vatican, de Davide Pagliarani – élu le 11 juillet 2018 -, avec le cardinal Fernandez, jeudi 12 février 2026, compte tenu du « beneplacito » – de l’approbation – du pape Léon XIV, comme l’indiquait un communiqué du dicastère romain.

Le cardinal Fernandez appelait notamment de ses vœux le renoncement aux ordinations épiscopales annoncées pour le 1er juillet prochain, comme un signe de cette ouverture au dialogue. Il proposait un itinéraire en vue de trouver un statut à la FSSPX.

La lettre de réponse est cosignée par quatre autres responsables de la FSSPX : Alfonso de Galarreta, premier assistant général, Christian Bouchacourt, second assistant général, Bernard Fellay, premier conseiller général, ancien supérieur général, Franz Schmidberger, second conseiller général, également ancien supérieur général.

Le maintien du projet de consécration épiscopale contre la volonté pontificale, risquerait en quelque sorte de rappeler le scénario qui avait conduit à la rupture de 1988 et aux excommunications des quatre évêques consacrés et de Mgr Marcel Lefebvre, évêque consacrant. Les excommunications ont été levées, pour les quatre évêques encore vivants, par Benoît XVI, en 2009, dans l’espérance d’une reprise positive du dialogue : le geste papal ne signifiait pas l’intégration des Lefebvristes dans l’Église catholique.

« Nous pouvons être d’accord sur un point : aucun d’entre nous ne souhaite rouvrir des blessures », affirme encore la lettre de la FSSPX, mais les ordinations épiscopales sont toujours envisagées.

Une fois ordonnés, ces évêques pourraient continuer à ordonner des prêtres en dehors de la communion avec le Successeur de Pierre et rejetant les réformes introduites par Vatican II.

Des pas avaient été accomplis par le pape François qui avait accordé certaines permissions, en vue du bien des baptisés se rattachant au mouvement lefebvriste. Dans sa Lettre sur l’indulgence pour le Jubilé de la Miséricorde, le pape disait notamment, le 1er septembre  2015: « Ceux qui, au cours de l’Année Sainte de la Miséricorde, s’approcheront, pour célébrer le Sacrement de la Réconciliation, des prêtres de la Fraternité Saint Pie X recevront une absolution valide et licite de leurs péchés. »

Plus encore, le 20 novembre 2016, dans sa Lettre apostolique Misericordia et misera, le pape François étendait ensuite au-delà de l’Année de la Miséricorde cette faculté de confesser accordée en 2015, comme il l’écrit au paragraphe 12:

« Au cours de l’Année jubilaire, j’avais concédé aux fidèles qui, pour des raisons diverses, fréquentent les églises desservies par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, la faculté de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés (cf. Lettre accordant l’indulgence à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, 1er septembre 2015). Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *