Photo : © cbck.or.kr; les évêques sud-coréens lors de l’ouverture de leur assemblée plénière de printemps
Les évêques sud-coréens ont publié « une déclaration en réaction à l’amendement partiel de la loi sur la santé infantile et maternelle (Maternal and Child Health Act), proposé récemment par le gouvernement sud-coréen dans le but d’assouplir les règles sur l’accès à l’avortement dans le pays », indique AD EXTRA, la première plateforme de réflexion et de dialogue autour des questions sur la mission fondée par les Missions Étrangères de Paris.
La déclaration a été rendue publique lors de l’assemblée plénière de printemps, le 12 mars dernier, à Séoul. « Parmi les principaux thèmes abordés durant l’assemblée plénière, lit-on, figurent les questions liées à la paix, en particulier dans la péninsule coréenne, ainsi que l’approche de la 100e Journée missionnaire mondiale (le 19 octobre 2026), la synodalité, le dialogue interreligieux et les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027. »
Dans leur déclaration, les évêques soulignent que « l’avortement, l’interruption artificielle de la vie dans le sein maternel, est un acte de ‘meurtre’, qui blesse la vie précieuse donnée par Dieu, la vie la plus vulnérable ». « La vie est un don sacré de Dieu, elle possède une valeur absolue qui ne peut être compromise », affirment-ils.
Les évêques proposent « une série de mesures afin de venir en aide à la fois au fœtus et aux femmes enceintes ». Ils critiquent « le vide législatif qui persiste depuis la décision de la Cour constitutionnelle de 2019 déclarant la loi sur l’avortement inconstitutionnelle ». Ils invitent à « réviser en profondeur le code pénal pour établir des principes juridiques clairs et éviter la légalisation d’une culture qui banalise la perte de la vie ».
Les évêques demandent également « que les personnes envisageant un avortement bénéficient d’un accompagnement obligatoire comprenant un conseil et un temps de réflexion de plusieurs semaines, afin de prendre une décision informée ». Ils insistent « sur la protection de la conscience des professionnels de santé, avec la reconnaissance d’hôpitaux qui refusent de pratiquer des avortements ». Ils suggèrent « un contrôle strict des médicaments abortifs » et rappellent aussi « que les hommes partagent la responsabilité de la grossesse, de l’accouchement et de l’éducation des enfants ».
Enfin, ils estiment « que le débat sur le droit des femmes à disposer de leur corps doit s’accompagner d’un renforcement des politiques de soutien aux familles, comme des aides financières, des programmes pour enfants et davantage de structures de garde ».








