Photo : Facebook du Diocèse de Paris, Mgr Laurent Ulrich
Lors de son homélie du Dimanche de la Miséricorde divine, le 12 avril 2026, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, a souhaité « que le Seigneur nous permette de bien tenir toujours » les « quatre signes profonds de la foi en lui ». Selon l’archevêque, il s’agit de « choses absolument indispensables ». Et les voilà : « être fidèles à l’enseignement des apôtres », « être fidèle aussi à la fraction du pain » (à l’eucharistie), « être fidèle … aux prières » et « la charité ».
Pour essayer « d’être fidèles à l’enseignement des apôtres », explique Mgr Ulrich, il faut comprendre : « qu’est-ce que l’enseignement des apôtres ? » « Ce sont les Évangiles que nous lisons », affirme l’archevêque. « Être fidèle à l’enseignement des apôtres, c’est bien vouloir écouter le Seigneur à travers l’Évangile. C’est prendre le temps, aussi souvent que possible, de lire l’Évangile tout seul, ou de l’écouter ensemble quand nous sommes réunis entre chrétiens. » Être fidèle à l’enseignement des apôtres, poursuit-il, c’est aussi « vivre la communion fraternelle », même si « dans nos communautés chrétiennes nous savons que ce n’est pas toujours parfait, mais c’est vraiment ce que nous avons à vivre. » Et il reprend : « Le témoignage de la communion fraternelle est donc un vrai témoignage et nous devons nous y efforcer. Même si ce n’est pas tous les jours facile dans ces communautés. »
Le deuxième « signe profond » de la foi c’est d’ « être fidèle » « à la fraction du pain ». « Être capable de se dire que c’est là que nous trouvons le don du Seigneur le plus complet : dans l’eucharistie et dans tous les sacrements. Les sacrements sont une sorte d’extension de l’eucharistie qui est le don de la vie du Christ pour nous tous. »
Mgr Ulrich précise qu’« être fidèle aux sacrements, être fidèle à l’eucharistie ce n’est pas simplement un choix d’humeur de notre part, mais c’est un attachement profond à Jésus même quand nous sommes en difficulté, même quand le doute nous atteint puisque, nous l’avons vu avec l’histoire de Thomas, le Seigneur sait que nous sommes capables de douter, d’être fragiles dans notre foi, mais il nous donne rendez-vous pour recevoir le don qu’il fait de sa vie ».
« Et puis, poursuit Mgr Ulrich, être fidèle aussi aux prières bien sûr. La prière quotidienne, la prière dans les assemblées, la prière à tout moment, pour toutes occasions et pour toutes intentions bonnes que le Seigneur approuve. »
Enfin, le quatrième « signe de la foi » en Jésus est « la charité ». « Elle est capable de se porter vers les pauvres les plus proches d’entre nous, ceux qui abritent les mêmes rues que nous, qui sont obligés d’être dans la rue, nous y faisons attention, explique l’archevêque. Mais aussi porter loin notre charité… »
« Que le Seigneur nous permette de bien tenir toujours ces quatre signes profonds de la foi en lui, de la confiance que nous mettons en lui, de l’espérance que la foi est toujours un chemin pour l’humanité et un signe très profond qui est adressé à nos frères et sœurs par la grâce de Dieu », souhaite Mgr Ulrich.








