Photo : © capture-vaticaninfo.com; Agenzia Fides; les enfants de Pourcine Pic Makaya
Le pape Léon a reçu en audience le Premier ministre d’Haïti, Alix Didier Fils-Aimé, à quelques jours de la fête nationale (« Fête du Drapeau ») célébrée le 18 mai. « En effet, lit-on dans le texte de l’agence vaticane Fides, le 18 mai 1803, Haïti a vu naître une révolution victorieuse qui allait mener à la seule révolte d’esclaves couronnée de succès au monde, à l’abolition de l’esclavage et à la naissance d’une nation. C’est de là qu’est née ce qu’on appelle communément la « Fête du Drapeau », la fête nationale qui symbolise la lutte pour la liberté et la naissance de la première république noire indépendante. »
« C’est un événement à ne manquer sous aucun prétexte, déclare à Fides le père Massimo Miraglio, MI, curé de Notre-Dame du Secours à Pourcine Pic Makaya. Les élèves de l’école paroissiale s’investissent à fond et avec beaucoup d’enthousiasme dans la préparation de la Fête du Drapeau. »
Le curé explique comment se poursuivent les préparatifs : « Après les récentes célébrations du 1er mai, fête du travail et de l’agriculture, nous avons poursuivi, avec l’école paroissiale, les préparatifs pour la fête nationale, puis nous avons suivi une conférence très suivie donnée par un jeune agronome sur l’importance de cette fête en Haïti et dans le monde entier, et enfin nous avons terminé en offrant aux élèves des plants de café provenant de la pépinière paroissiale. »
Fides souligne que la fête nationale est attendue par la population « avec fierté », « bien que la capitale d’Haïti, Port-au-Prince, soit au bord de l’effondrement, et que des groupes armés en contrôlent plus de 90 %, avec un gouvernement qui s’est pratiquement retiré laissant la population exposée à une violence incessante » et « bien que l’île des Caraïbes soit confrontée à une crise de plus en plus grave, avec plus d’un million de personnes déplacées et affamées ».








